mardi 31 mai 2011

Poupées de bois entre folklore et tradition: kokeshi, matriochka et viking noggin

Les poupées de bois ont eu une place importante dans mon enfance. Je n'en ai pas eu mais je les ai souvent admirer. Elles venaient plus de retour de voyage, comme une petite preuve d'avoir mis les pieds dans un autre pays et j'aimais cette vitrine folklorique comme je vous en parlais ici.

J'aimais ces formes typiques, ces personnages sans bras mais aux ajouts bien caractéristiques: une chevelure, une arme, un casque, un ruban etc... Et je ne fais que confirmer une mode... pour les kokeshi dans la déco par exemple.
Enfin je n'en ai pas eu: si!? J'avais des puces sur mes barrettes, cela compte, non?! Mais c'est vrai qu'il s'agissait qu'une toute petite idée de ces poupées. Du bois, une forme allongée, ovale ou ronde, une autre boule pour faire la tête ou juste un ensemble pour tout le corps.

Je suis toujours très intéressée pour avoir une superbe kokeshi du Japon. J'ai deux Kimmidoll mais n'empêche...

*source

Je rêvais de celles-là assez masculines ou enfantines et d'une cinquantaine d'années ou de celles-ci contemporaines. Les kokeshi plus typées me plaisent aussi avec ces thèmes comme la sagesse, ce jizo par exemple

*source avec explication (protection des enfants)

Ou celles faites par de nouveaux artistes: Audrey Kawasaki entre autre ou "bretonnisées"

*source kokeshi vase de Takeji Nakagawa.

Plus tard, j'ai aimé aussi celles venues de l'est mais de moins loin, de Russie, les matriochka. Comme les précédentes, toutes ne me plaisent pas. J'ai quelque fois du mal avec des détails des costumes, un peu trop "précieux", j'aime quand les matriochka sont assez simples.
*source des références pour les distinguer ou les faire en prenant pourquoi pas ces formes en bois brut

Comme ces simples paysannes

*source avec des déclinaisons de matriochkas (ou nesting doll) beaucoup plus modernes

Mais il n'y a pas que des personnages majoritairement féminins dans mes poupées de bois. J'ai dans la tête des kokeshi en couple avec la tête qui hochait comme doucement. Il y a aussi des guerriers, des hommes, des vrais, tiens cela me fait penser à quelque chose.
Est-ce de part mes origines plus nordiques? Est-ce que je les ai vu dans les maisons grands-parentales mais ils font partie de rêves, ces vikings danois ou scandinaves en bois: tout barbus et petits,

*source

ces noggins classic, anglais, aber wood ou plug-in
*source Mark Pawson

*source viking Kay BOJESEN

Je m'en contenterais même en casse-noix *source

Je craque souvent pour le côté moustachu, un peu rond... mais ceux plus design dans une gamelle sont superbes aussi, avec un vrai coup de cœur pour ce magnifique ancien de Monsterbeskyttet, (comme dans mon souvenir)... ou d'autres ici ou

J'avais envie aussi de finir par une poupée en bois à bras, celui d'un autre combattant...

*source petit sumo de Mimush

Rajout du 20/06/2012: Anh nous explique le début des Matriochka là, de quoi donner envie de s'offrir une Breizh kokeshi.

lundi 30 mai 2011

Des essences en plus dans la cuisine ou hydrolats

Je reprends mes expériences en cuisine avec huiles essentielles.
Mais malheureusement, le doigté doit être précis et ma tablée est plutôt réfractaire: un homme allergique au pollen et très sensible au cru et aux plantes sauvages (ou fleurs comestibles), un loupiot trop jeune pour avoir la chance de se faire une idée de cette rétro-olfaction encore plus pure (certaines recommandations préconisent d'attendre les 7 ans avant d'en proposer).

*source alambic avec explication de l'hydrolat

Alors je serais tentée de succomber au charme des hydrolats. Bien-sûr biologiques et distillés pour l'alimentaire. Des hydrolats, moins concentrés que les huiles essentielles (ou essences), plus doux et abordables pour les débutants. Je prendrais une bouteille à la fois, le mode de conservation (et surtout le délai de péremption étant beaucoup, beaucoup plus court).

Je prendrais alors les hydrolats (et huiles essentielles) de Côté cuisine (distillation de Gérard PERROT) et des huiles essentielles de Cuisine et Sens.

Avant peut-être de les faire maison...

samedi 28 mai 2011

En bois articulé...

J'ai beaucoup de plaisir à toucher le bois et les jeux en cette matière m'ont toujours attiré. Pas vraiment les puzzles ou les transports (trains etc) mais beaucoup plus les animés, les articulés, les vivants.

Il fut un temps où je trouvais prétexte de les dessiner mais non, c'est vraiment l'objet qui me plait. J'ai adoré pendre un homme articulé... que je ne trouvais pas si articulable d'ailleurs. J'ai rêvé longtemps d'un cheval articulé pour le peindre. Mais c'était juste un prétexte, l'objet en lui-même me plaisait, tel que, juste pour le plaisir des yeux et des mains passant sur le bois poli. Il me faut pour cela de la matière, du polissage, des rondeurs et de la densité. J'avais failli repartir d'un salon des loisirs créatifs avec des perles en bois (et le tutorial) pour faire un immense caméléon articulé.
Plus qu'une sculpture, c'est encore plus l'articulé, comme une version chaude des animatronics que j'aime tant. Ce sont les jouets en bois presque plus design qui m'interpellent où que je les vois. Alors un ours, un éléphant, un rhinocéros, un gorille (oh oui)

*David WEEKS

ou un animal disparu (et son making off)

*Josh FINKLE

un macareux, un hippopotame ou un éléphant
* source1, source2 Kay BOJESEN

mercredi 27 avril 2011

Hédoniste, moi ? oui peut-être...

Il a fallu quelques suppositions extérieures et une émission "Empreintes" pour que je me mette sur la voie. L'hédonisme, comme discipline personnelle, sorte d'ascèse, connaissance de soi et des autres, et philosophie vers une jouissance dans la vie (à ne pas confondre avec du plaisir brut et au détriment de tout et des autres) me parle, m'attire. Je cherche une voie "vivante" à philosopher.

Alors dans ce contexte de continuer à croire en la philosophie comme matière à entrainer un esprit à être critique, je lirais avec plaisir Michel ONFRAY qui proclame la philosophie comme "discipline des solutions". Bien-sûr je lirais pas à pas, livre après livre, selon mes intérêts.
Il n'empêche je commencerais sûrement par "La puissance d'exister: Manifeste hédoniste" pour aller plus avant dans les fondations d'une construction de soi.

Je continuerais par "La raison gourmande" pour cet hédonisme alimentaire, ce plaisir de l'odorat et du goût, cette volonté de connaissance et de pratique autour de la table. Oui, je ne cherche pas de prétexte à une goinfrerie mais bien une philosophie de cet acte éphémère, une approche esthétique. Alors une lecture des philosophes dans l'acte, sommairement par rapport à son autre livre, "Le ventre des philosophes", j'entrerais dans une certaine philosophie du goût à partager. N'hésitez pas à lire ici pour plus d'informations.

Et je finirais par "Manifeste hédoniste", livre qui me tente énormément pour ce résumé philosophique et ouvert (psychologique, éthique, esthétique, érotique, bioéthique, politique) et aussi cette porte ouverte d'un univers, celui d'un homme bien-sûr, mais aussi d'une philosophie de vie. Je suis sensible à certains des artistes invités: Juliette ou Titouan Lamazou par exemple. Mais encore plus c'est la panoplie des vues artistiques qui m'interpelle: musique, graphique et "rythmique".

Rajout: "La puissance d'exister" est arrivé chez nous en juillet 2011!

Et puis, je lirais sûrement encore plus, cet article me donne envie, cet autre me le confirme.

mercredi 23 mars 2011

Un âne de bât... éloge du vagabondage

« Depuis que j’observe les éleveurs de yacks du Tibet, les cavaliers de Mongolie, les bergers afghans ou les sherpas du Khumbu, et depuis que – par périodes – je m’essaie à les imiter, j’en suis venu à la conclusion que le nomadisme est la meilleure réponse à l’échappée du temps. Mon but n’est pas de le rattraper mais de parvenir à lui être indifférent »
Bruce CHATWIN
(source de l'extrait venant d'un très bel article sur le livre de Sylvain TESSON, "Petit traité sur l'immensité du monde" dont il faut se régaler)

... pour remettre nos pieds sur les routes, pour délasser les muscles endoloris de trépigner et de piétiner... pour sillonner la France, ses campagnes et ses montagnes, pour aller devant ni avec précipitation, ni avec paresse, avec sérénité et souplesse...

... un âne de bât, un de ceux qui portera les sacs à dos et qui par son caractère rythmera aussi la marche.
... un âne qui pourra aussi porter, un petit peu, quelque fois, un enfant de 5 ans fatigué

une randonnée à notre rythme... ou mieux encore un vagabondage pour encore plus reprendre pied, un vagabondage au rythme de l'âne... une éloge de la lenteur, en suivant ce livre "Le rythme de l'âne, Petit hommage aux baudets, grisons et autres bourricots" de Mélanie DELLOYE.

et puis quelques astuces pour partir avec des enfants, de quoi les éveiller, les intéresser:
"Guide de rando avec les enfants : Conseils pratiques pour les parents et les grands-parents" de Monique VINCENT-FOURRIER
ou "Randonner avec des enfants : A la montagne et à la campagne" de Nathalie MAGROU