dimanche 11 avril 2010

Les enfants de la terre

Souvent j'ai envie d'évasion. J'en ai parlé ailleurs, j'aurais volontiers été globe-trotteuse... de celle assez peu sportive en fait, pas par manque d'envie, par manque de volonté, par incapacité de décharger ce corps. Mes livres (et quelques poupées) ont peut-être contribué, une inuit de Corolle (que l'on m'a chipée et jamais rendue) et des livres. Mes études après, sûrement.

J'avais envie de cette ouverture vers les autres modes de vie... destinée aux enfants. Je regarde, je feuillette et je ne suis jamais entièrement satisfaite sauf par une vieille collection. Peut-être aussi parce que j'en ai lu enfant, pour aussi ce côté très affectif: j'espère un jour compléter ma collection "Les enfants de la terre", du Père Castor Flammarion. Pourquoi, pour ces aventures qui ne sont en fait que la vie des autres, une porte dans les univers de chacun.J'ai reçu en héritage de mon père "Jan de Hollande", assez logique, mon grand-père paternel était néerlandais/belge et "Habib petit arabe de Tunisie" (alors là je ne sais pas pourquoi).

il me manque... "Sinikka de Finalande", "Grégoire petit paysan du Moyen-Age", "Aquino un petit indien du Mexique", "Féfé des Antilles", "Sarah petite fille du voyage", "Assoua petit sénégalais de Casamance", "Mangazou le pigmée", "Amo le peau-rouge", "Mandy américaine du New Jersey", "Makoto le japonais" et "Taliko indien de guyane"

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source
Rajout du 25/11/2010: "Apoutsiak le petit flocon de neige" de Paul-Emile VICTOR est chez nous.

mardi 16 février 2010

Une histoire de peau de bête, déguisements

C'est entre mes affinités ethnologiques et mes rêves d'être une petite sauvage que je crois m'être le plus perdue durant mon enfance. Quand quelques petites filles rêvaient aux robes couleurs du temps, moi je convoitais la peau de l'âne. Bien sûr des volants, j'en ai eu aussi, enfin un ou deux, plutôt petite fille modèle sortie de la Comtesse de Ségur. Une peau de bête à fourrure, une fausse bien sûr, la vraie étant au cas où je préparerais un exil aux pôles à faire en quasi-autarcie.

*source Milk

Une échappée dans un conte populaire que je n'aime pourtant pas, juste cette fuite dans la forêt.
*illustration de Peau d'âne de Jean A.MERCIER

Cette peau en déguisement, devenir moins conventionnelle, plus sauvage, voire devenir un peu animale: un centaure plus qu'un sphinx d'ailleurs.
Alors oui, pour carnaval j'aurais aimé la peau de l'âne ou la peau du loup, vous savez de "Max et les Maximonstres". Ce livre de SENDAK, dont je parle là, m'aurait sûrement fait vibrer en plus de mes autres livres sur les animaux sauvages dont je parle ici.


Cela donne envie de regarder une enfance, une adolescence, rêvée, une envie de réinventer ce qui n'a pas eu lieu... de photographier... La série de photo de Margaret de Lange propose ses filles avec une délectation contagieuse. Regardez donc ce billet du Boudoir des marais.

*photo Margaret de Lange

vendredi 22 janvier 2010

Kakeibo (carnet de comptes domestiques), résolution d'une femme "avec foyer"

Sans parler de la conception moderne de la femme, il est toujours assez flagrant de constater que la femme est le cœur de son foyer : "(...) les femmes prennent le plus souvent en charge les tâches « reproductives » : soins et éducation des enfants, intendance domestique, cuisine, tâches ménagères. On parle aussi souvent de l’économie du « care ». Les hommes occupent quant à eux le rôle « productif »." (source)
Mais "prendre soin" de son logis et des membres de la famille ne va pas de soi, une éducation et aussi un apprentissage sont de mises. Il reste aussi à s'organiser et à faire les comptes.

*source Kakeibo

J'aimerais un Kakeibo en langue française.
« Bon nombre de ménagères japonaises tiennent avec le plus grand sérieux un kakebo (livre de comptes) dans lequel elles inscrivent au jour le jour , non seulement leurs sorties et entrés d’argent, mais des recettes de cuisine vue à la télé, leur disputes conjugales (pour donner des faits précis lors de conflits, ces traces faisant office de preuves légales en cas de divorces!), les visites chez le médecin (excellent moyen de garder trace de l’évolution de certaines maladies), chez le coiffeur, les cadeaux reçus ou faits, etc. (...) Le kakebo leur apporte le meilleur contrôle possible de leur vie matérielle, maritale, familiale et sociale, mais aussi de la manière de gérer leur temps, de s’octroyer de vrais moments de loisirs (...)." (extrait de "L'art des listes, simplifier, organiser, enrichir sa vie" de Dominique LOREAU)

Un organiseur/livre de comptes préparé pour simplifier les tâches quotidiennes des japonaises: les menus de la semaines avec la liste des courses etc... Il est encore plus stupéfiant et de bon aloi de constater que tenir ses comptes fait aussi parti de l'éducation des plus jeunes.

Alors oui un Kakeibo français, en attendant je vais faire avec ma version japonaise en demandant à notre cher chef cuisinier japonais du quartier ce"petit" service : me traduire les 3 pages de mode d'emploi.... Un Kakeibo sur papier ou sur n'importe quelle "manette" de jeu. Les Japonais étant si friands de jeux de bonnes résolutions, gageons qu'ils arrivent un jour par ici, pour celui-ci je serais preneuse (voir ici).
Après j'en ferais bien des œuvres d'art mais c'est une autre histoire.
Ajout du 11/10/2010: bien-sur le Kakebo de Dominique LOREAU, "Mon kakebo 2011 japonais, pour tenir son budget sereinement", est arrivé à la maison... Très bien expliqué dans la préface je n'ai pas encore osé remplir celui en japonais (pourtant plus clair maintenant dans le "quadrillage"), il me faut quelques minutes pour me consacrer à cela... je reviendrais pour vous en dire plus.

vendredi 20 novembre 2009

Grammaire affective, pratique, ludique et fictive

Comment se fait-il que mes phrases soient aussi alambiquées ? J’ai une idée, peut-être totalement dépourvue de pertinence, mais tout de même. Je n’ai jamais réussi à comprendre un traitre mot aux règles de grammaire, ni même aux termes employés. Et je suppose que cette lacune héritée de ma scolarité perdure dans ma façon de penser. Alors je cherche ailleurs des moyens pour que notre lutin aborde (et maitrise) de manière différente.

Je commencerais par me procurer les formes des mots de la grammaire, variables et invariables, façon Montessori avec ces codes et ces couleurs. Bien-sûr luxueusement je rêverais des volumes pleins suivants. Mais je me contenterais des images découpées et plastifiées que nous pouvons trouver là. Ainsi le verbe deviendrait un cercle rouge, le nom un triangle noir, la préposition un sourcil vert…
Mais pour encore aller plus loin, j’achèterais peut-être une petite bébête, mi-pieuvre, mi-tortue, ou . Une mascotte ACLIE ou comment aider l’apprentissage de la grammaire et aider dans la compréhension de la relation entre nature et fonction. Avec son corps/verbe, sa tête/sujet et ses multiples pattes/complément et toutes ses astuces, je serais persuadée d’une « digestion » plus pratique de cette autre bébête qu’est la grammaire. En effet, l’abstraction des fonctions grammaticales devient repères concrets (visuel, de touché et de parole), support ludique. N’hésitez pas à lire sur ce lien, ACLIE, toutes les notions que cette mascotte met en avant et promulgue même jeu. Ici vous pourrez suivre la vidéo nous la présentant, brièvement. D'ailleurs, la mascotte est multiple: une pour la phrase nominale, une autre pour la phrase passive ou avec attribut du sujet.

Et puis bien sûr, je relirais « La grammaire est une chanson douce » d’Eric ORSENNA: dans la jungle des règles et des exceptionset je prendrais aussi la suite « Les chevaliers du subjonctif »: "Le subjonctif, c'est le mode des fous de liberté, de rêves et de désirs, dont je suis." (source)


et encore « La révolte des accents »: "Qu’est-ce qui fait qu’une langue chante, qu’un mot se transforme, qu’une lettre se module ?
Ce sont les accents.
Papillons graciles, ils se posent au gré des phrases pour en modifier le sens. Mais les accents différencient aussi les mots des manières de parler : l’accent circonflexe n’a rien à voir avec l’accent breton !
Les accents sont les défenseurs de la diversité. S’il n’y a plus d’accents, la fadeur gagne.
Naturellement, ils s’entendent à merveille avec les épices : sans elles, plus de goût ; mais si leur dosage n’est pas précis, alors tout devient semblable, uniforme.
Les épices et les accents sont de même nature : ils fabriquent du sel de la vie." (source)

pour mêler le réel rébarbatif au fictif et aux multiples solutions de représentation.